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JORGE SAMPAIO Address to the Parliamentary Assembly of the Council of Europe // Discours devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe

September 29, 2008

JORGE SAMPAIO
UN HIGH REPRESENTATIVE FOR THE ALLIANCE OF CIVILIZATIONS
HAUT REPRÉSENTANT DES NATIONS UNIES POUR L’ALLIANCE DES CIVILISATIONS

Address to the Parliamentary Assembly of the Council of Europe
Discours devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe

Fourth part of the 2008 Ordinary Session
Quatrième partie de la session ordinaire de 2008
Autumn Session /Session d’automne

Strasbourg,
29 -09- 2008

Monsieur le président
Monsieur le secrétaire général
Mesdames et Messieurs les parlementaires
Excellences
Mesdames et Messieurs

Monsieur le Président, tout d’abord, acceptez mes remerciements pour les aimables paroles avec lesquelles vous avez bien voulu m’accueillir.
C’est un grand honneur et un vrai plaisir que de m’adresser à cette assemblée d’élus, réunis ici sous l’égide de l’aînée des institutions européennes.
Permettez-moi de saisir cette occasion pour rendre hommage aux hommes et aux femmes qui depuis plus d’un demi-siècle œuvrent sans relâche à l’édification de la «Maison commune européenne», pierre après pierre, sur le socle des textes fondateurs du Conseil de l’Europe et de son large dispositif conventionnel.
En tant qu’européen convaincu, je tiens aux normes et aux valeurs portées, défendues et patiemment mises en œuvre par le Conseil de l’Europe, à travers les activités multiples et complémentaires de ses organes constituants. Je crois dur comme fer aux principes de la paix, de la justice et aux droits de l’homme qui, tous, sous-tendent le projet européen.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs

Je suis heureux de pouvoir m’adresser à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe au nom des Nations unies.
Le sujet qui nous réunit aujourd’hui me tient à cœur – l’Alliance des civilisations. Il en va des droits de l’homme, il en va de la paix, il en va de la démocratie – des valeurs auxquelles j’ai consacré toute ma vie, qui me passionnent et qui sont au centre de cette nouvelle initiative des Nations unies.
Vous n’êtes pas sans savoir que l’Alliance des civilisations, lancée par l’Espagne et la Turquie, en 2005, et qui regroupe aujourd’hui plus de quatre- vingt-dix membres vise, au fond, à s’attaquer à l’idée – aussi fausse que répandue – que les cultures se trouvent sur une trajectoire de collision inévitable et que la paix et la stabilité mondiales sont menacées par des conflits d’identité intraitables.
Dit sous un autre angle, plus positif, l’Alliance cherche à traiter les divisions croissantes entre les sociétés, en réaffirmant un paradigme de respect mutuel entre peuples et communautés aux traditions culturelles et religieuses différentes, tout en s’efforçant de promouvoir la bonne gouvernance de la diversité culturelle.

“Comment vivre ensemble, en respectant l’autre dans sa différence ?”, «Pouvons nous vivre ensemble, égaux et différents?», telles sont donc les questions auxquelles l’Alliance tâche d’apporter des réponses en mettant sur pied de projets concrets dans les domaines de la jeunesse, de l’éducation, des médias et des migrations. L’Alliance mène son action par la création de partenariats avec des gouvernements, mais également avec le secteur privé, les médias, la société civile et les organisations intergouvernementales dont, bien évidemment, le Conseil de l’Europe.

Monsieur le président
Mesdames et Messieurs

En cette année de célébration du soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la certitude devrait l’emporter sur les doutes, la proclamation des réussites sur l’inventaire des insuffisances et l’affirmation de l’universalité et de la pérennité sur les constats d’échec.
Nous sommes tous, cependant, conscients que, de nos jours, les droits de l’homme sont sur la sellette, en proie à toute sorte d’accusations. À cause des doubles standards; à cause des inégalités profondes qui marquent notre temps; à cause de ce mal de vivre ensemble que nous éprouvons de façon plus aiguë en raison de la mondialisation…

Au fond, c’est toujours l’universalité des droits de l’homme qui est au cœur de toutes les disputes, compte tenu des difficultés rencontrées pour les combiner d’une façon adéquate avec le respect de la diversité culturelle au sens large.
Disons que la nouveauté n’est pas tant la diversité en soi –puisqu’elle a de tout temps existé -, mais plutôt la reconnaissance que la gestion de la diversité culturelle lance un défi sans précédents à nos démocraties. Au fond, l’Alliance des civilisations émane de ce constat, doublé du refus du choc inévitable entre civilisations.
Bien sûr, depuis le tout début de l’Alliance, nombreux sont ceux qui y ont vu un verre à moitié vide, plutôt qu’à moitié plein. Et je ne suis pas sans ignorer qu’elle a été accueillie avec un brin d’indifférence, voire de scepticisme, bien que l’argumentaire proposé ait été souvent plutôt disparate.
C’est pourquoi, en acceptant de devenir son porte parole, j’ai fait de la prudence mon mot d’ordre, bien que la confiance soit mon refrain, certain qu’il s’agit d’une bonne initiative, survenant au moment opportun.
En effet, à mon sens, l’Alliance représente un espace global de gouvernance de la diversité culturelle au titre de quatrième pilier du développement durable, et en cela elle comble ainsi un vide qui est bel et bien de nature politique. Elle se veut un laboratoire de partenariats et de mise en œuvre de projets communs, orientés vers la réalisation d’un certain nombre d’objectifs pratiques en matière d’éducation, de jeunesse, de médias et de migration, ses quatre domaines d’intervention.

Mais, il est clair que les défis sont considérables.
Ou nous parvenons à divulguer l’Alliance et à l’ancrer aux processus régionaux en cours, en l’intégrant dans leurs agendas respectifs (je pense, par exemple, à l’Union européenne, à la Ligue arabe, à l’Organisation de la conférence islamique, à l’APEC, à l’Ibéro-Amérique, à l’Union africaine, au Conseil de l’Europe naturellement…), ou bien nous passerons difficilement le cap des bonnes intentions.
Ou nous réussissons à l’inscrire dans l’agenda interne des États, ou bien il sera difficile de dépasser le plan rhétorique des beaux discours.
Ou nous parvenons à mobiliser la société civile, ou bien nous mettrons en danger notre objectif ultime: celui de viser des petites améliorations sur le terrain, porteuses d’un nouvel espoir pour les peuples.
Voilà pour les trois défis majeurs de l’Alliance.

Monsieur le président
Mesdames, Messieurs

L’Alliance des civilisations concentre ses efforts sur la coopération interculturelle et le développement des pratiques de bonne gouvernance de la diversité culturelle. Aussi travaille-t-elle actuellement avec tous ses membres pour que soient développées et mises en œuvre des Stratégies nationales pour le dialogue interculturel envisageant des mesures dans le domaine de l’éducation, des jeunes, des médias et de l’intégration des minorités.
En outre, nous misons sur la création de réseaux sur le terrain, engageant les acteurs de la société civile et le secteur privé, dont le but est de développer des activités conjointes permettant de réduire les tensions multiculturelles et d’établir des ponts entre les communautés.
Pour atteindre nos objectifs, la coopération avec le Conseil de l’Europe jouera un rôle décisif.
Riche de son expertise incomparable dans le domaine des droits de l’homme, de l’expérience acquise, de la chute du mur de Berlin au suivi des processus de transition démocratique en Europe, de son action de longue date pour renforcer la coopération culturelle et la cohésion sociale à l’échelle du continent, de son engagement résolu dans le développement du dialogue interculturel, aussi bien au sein des sociétés européennes qu’entre l’Europe et ses régions voisines, le Conseil de l’Europe est un partenaire essentiel pour l’Alliance des civilisations.
Je me réjouis de le compter parmi le « groupe d’amis » qui soutiennent l’Alliance, et j’ai déjà pu apprécier l’importance du soutien reçu des principales institutions du Conseil de l’Europe (le Comité des Ministres, votre Assemblée, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux) ainsi que celui du secrétaire général.
C’est pour cette raison que le mémorandum d’accord que j’ai signé aujourd’hui avec le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe revêt à mes yeux une importance toute particulière.

A cet égard, je tiens à souligner plus spécialement deux points:
– l’importance du Livre Blanc sur le dialogue interculturel, lancé en mai 2008 par le Comité des Ministres, qui agit à la fois comme une boussole pour nos efforts conjoints (en rappelant les principes fondamentaux sur lesquels le dialogue interculturel doit s’appuyer) et une véritable « feuille de route » pour le développement de la coopération entre le Conseil de l’Europe et l’Alliance des civilisations dans ce domaine essentiel. Je me réjouis que ce document de premier ordre existera non seulement dans les deux langues officielles du Conseil de l’Europe (le français et l’anglais), mais aussi dans des langues aussi répandues que l’allemand, le russe, l’arabe, l’espagnol, l’italien et (je l’espère) le portugais ;
– le rôle spécifique revenant au Centre Nord-Sud, qui par son emplacement à Lisbonne et sa vocation de « pont entre l’Europe et ses régions voisines » est un partenaire naturel et peut s’affirmer comme une force motrice dans l’établissement et le développement de synergies entre le Conseil de l’Europe et l’Alliance.
Ici je pense plus particulièrement à l’espace méditerranéen, lieu où se joue l’avenir du dialogue entre les cultures et les religions. Il y va de notre intérêt à tous de faire progresser ces échanges sur la base de la réciprocité et de la transparence. L’Alliance des civilisations est partie prenante dans cette entreprise et compte sur le Centre Nord-Sud pour multiplier les chances de réussite du changement et faire la différence.

Nous avons d’ailleurs déjà programmé un certain nombre d’activités communes, dont le « forum de Lisbonne », en novembre, qui traitera, à juste titre, de la question des plus actuelles qu’est le principe d’universalité des droits de l’homme et de sa mise en œuvre aux niveaux international et régional, au regard du 60e Anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
En somme, j’ose espérer que le mémorandum signé aujourd’hui marquera un tournant décisif dans nos relations et qu’il y aura désormais un « avant » et un « après ». Pour ma part, soyez certain que je ne ménagerai pas mes efforts pour éviter à la coopération entre l’Alliance et le Conseil de l’Europe de devenir un jeu de somme nulle et pour qu’ensemble, nous fassions toujours partie de l’équipe gagnante.

M. President
Ladies and gentlemen

Since the 11 September 2001 attacks, the notion that we are facing a so-called “clash of civilizations” has, alas, gained increasing support. In reaction to this worldview, initiatives aimed at fostering greater understanding between different faiths and cultures have proliferated.

Regarding more particularly inter-faith efforts, these are probably a reflection of increasing awareness in political circles of the importance of religious communities to address the problems of an increasingly interdependent world. They also reflect a concern over the detrimental impact that religious extremism is having on global stability and the need to foster and strengthen more moderate and constructive forces within religious traditions as a bulwark against such developments.
For all these reasons, the Alliance expresses strong support and encouragement to all efforts that are inclusive of diverse religious leaders and activists in an effort to enhance and facilitate their contribution to cross-cultural understanding and peace-building.
As an initiative with a global scope, the Alliance aims at consolidating its role within the UN Global Agenda as its pillar for good governance of cultural diversity and as a tool for conflict prevention and peace building.
When conflicts are framed in terms of identity rather than competing interests, they easily become intractable. Efforts to address cultural and religious divides are therefore of utmost importance and good governance of cultural diversity is part of any comprehensive approach to sustainable peace.
It goes without saying that political conflicts can only be solved through political negotiations. The long-term resolution of tensions between Muslim and Western societies, for example, cannot be achieved as long as some of the egregious sources of hostility are not successfully addressed.

But it is equally true that peace agreements rarely hold if they are not strongly backed by the communities involved. Many peace deals in the past have floundered because deep-seated suspicion and hostility remained, dividing people along cultural and religious lines. In other words, creating the necessary conditions for sustainable peace requires efforts of a different kind, aimed at generating a mind shift among divided communities. This can be achieved by instilling in people, particularly the young, the values of tolerance and respect for the other. People-to-people activities, also known as “city diplomacy”, youth exchange programs and civic education also contribute to that goal. So do initiatives that promote informed debate in the media on immigration, integration and the management of cultural diversity.
That is why efforts to address cultural and religious divides are so important. They can help lift the hurdles that hamper negotiations and pave the way towards successful political dialogue. Post conflict, they can support the long and arduous process of reconciliation. And when the peaceful co-existence of different communities is being threatened by simmering tensions, these efforts can help prevent conflicts developing in the first place.

M. President
Ladies and Gentlemen

In my role as the United Nations Secretary-General’s High Representative, I have been promoting the implementation of National Strategies for cross-cultural dialogue, helping to connect government policies with civil society initiatives aimed at reconciling divided communities. The Alliance also acknowledges the constructive role that religious communities can play in mediation and conflict resolution. To support this process, the Forum of the Alliance, held in Madrid last January, brought together religious leaders from across the world to identify and commit to strategies that support peace-building in their communities.
In order to help create the social conditions that foster tolerance and understanding, the Alliance also generates practical projects that promote cooperation among diverse cultural and religious communities. For instance, in January, it supported the launch of “Silatech”, a major youth employment initiative in the Arab world. Supported by an international partnership that transcends cultural and religious divides, this project will help the process of job creation and enterprise, connecting first-time job seekers to networks of employers and providing them with training and resources to build their skills and access capital.

Addressing prejudice and stereotypes that increase polarization among cultures is equally important. To this end, an Alliance of Civilizations Media Fund was created earlier this year, with the support of major Hollywood companies, to finance mainstream productions that challenge negative portrayals of minorities. With a view to promoting informed debates on sensitive international issues in the media, the Alliance has also developed an online resource of global experts who can provide analysis and commentary to journalists in times of intercultural crises.
The strategy of the Alliance of Civilizations is to work on all these fronts with all partners as it recognizes the importance of facilitating dialogue in a variety of ways.

M. President
Ladies and Gentlemen

As you know quite well, these are all long-term efforts. They will not bear fruit overnight. But their importance should not be underestimated.
As much as mediation and hard-edged political negotiations, they are essential to build conditions for sustainable development and lasting peace. To achieve these goals, we should stand united in our common endeavors in contributing to make the world a better place to live in.

Thank you

Presidente Sampaio visita Estrasburgo para discursar perante a Assembleia Parlamentar e assinar um Memorando de Entendimento

September 29, 2008

INFORMAÇÃO À IMPRENSA

29 de Setembro de 2008

Presidente Sampaio visita Estrasburgo para discursar perante a Assembleia Parlamentar e assinar um Memorando de Entendimento
com o Conselho da Europa

A 29 de Setembro o Alto Representante da ONU para a Aliança das Civilizações, Presidente Jorge Sampaio, realizará uma visita oficial à Assembleia Parlamentar do Conselho da Europa (COE). Fará uma intervenção perante a Assembleia Parlamentar e reunir-se-á, entre outros, com o Presidente da Assembleia, Lluís Maria de Puig i Olive, e com o Secretário-Geral da Assembleia, Mateo Sorinas Balfegó. Na intervenção, o Presidente Sampaio fará uma apresentação da Aliança das Civilizações da ONU, dos principais objectivos e desafios do projecto, e centrar-se-á na forma como a Aliança e o Conselho da Europa poderão cooperar na abordagem às divisões culturais.
No discurso, o Presidente Sampaio salienta que “os esforços na abordagem às divisões culturais e religiosas são de extrema importância e a boa governação da diversidade cultural faz parte de qualquer abordagem abrangente à paz sustentável”.
Durante a visita, o Presidente Sampaio e Terry Davis, secretário-geral do Conselho da Europa, assinarão um Memorando de Entendimento entre a Aliança das Civilizações e o Conselho da Europa. Este Memorando identifica as principais áreas e mecanismos de trabalho para uma cooperação futura entre a Aliança das Civilizações e o Conselho da Europa. Esta cooperação está particularmente orientada para uma parceria estratégica nas áreas da juventude, media e educação para o diálogo intercultural, direitos humanos e cidadania democrática.
Comentando a importância desde Memorando, o Alto Representante da ONU para a Aliança das Civilizações disse: «Espero que este memorando marque uma viragem positiva nas nossas relações e que signifique um ‘antes’ e um ‘depois’. Pela minha parte, é certo que farei todos os esforços para evitar que a cooperação entre a Aliança e o Conselho da Europa se torne um jogo de soma nula e para que juntos façamos parte de uma equipa vencedora». Para além disso, o Presidente Sampaio destacou a importância do Livro Branco sobre o Diálogo Intercultural, apresentado no passado mês de Maio pelos Ministros do Conselho da Europa, e reconheceu o papel ímpar que o Centro Norte-Sul do Conselho da Europa pode desempenhar no apoio à cooperação com a Aliança.
*
A Aliança das Civilizações (AoC) foi estabelecida em 2005, por iniciativa dos Governos de Espanha e Turquia, sob os auspícios das Nações Unidas. Pretende melhorar o entendimento e as relações de cooperação entre nações e povos de várias culturas e religiões, bem como, ao mesmo tempo, ajudar a conter as forças que promovem a polarização e o extremismo.
Em Abril de 2007, o Secretário-Geral da ONU, Ban Ki-moon, nomeou Jorge Sampaio, antigo Presidente de Portugal, para Alto Representante para a Aliança. Deu-se então início à implementação da Aliança das Civilizações, com o desenvolvimento de um plano direccionado para iniciativas e projectos nas áreas da juventude, media, educação e migrações. Este enfoque da Aliança em iniciativas concretas foi reforçado e consolidado no Primeiro Fórum da Aliança das Civilizações, realizado em Madrid a 15-16 de Janeiro de 2008, com o apoio do Governo Espanhol.

Para mais informações sobre a Aliança das Civilizações consulte: www.unaoc.org.
Para informações adicionais, por favor contacte Helena Barroco (tp.obactennull@ocorrabh; +351917776309).
_________
JORGE SAMPAIO Address to the Parliamentary Assembly of the Council of Europe // Discours devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe
Strasbourg, 29 Set. 2008

President Sampaio visits Strasbourg to address the Parliamentary Assembly of the Council of Europe (PACE)

September 29, 2008


PRESS RELEASE

September, 29, 2008

President Sampaio visits Strasbourg to address the Parliamentary Assembly of the Council of Europe (PACE) and to sign a Memorandum of Understanding with the Council of Europe

On 29 September, UN High Representative for the Alliance of Civilizations, President Jorge Sampaio, will pay an official visit to the Parliamentary Assembly of the Council of Europe. He will address the Parliamentary Assembly and will meet among others the President of the Assembly, Mr Lluís Maria de Puig i Olive and the Secretary General of the Assembly, Mr Mateo Sorinas Balfegó. In his address President Sampaio will present an overview of the UN Alliance of Civilizations, its main goals and challenges, and will focus on how the Alliance and the Council of Europe can cooperate in addressing cultural divides.
In his address he says “Efforts to address cultural and religious divides are therefore of utmost importance and good governance of cultural diversity is part of any comprehensive approach to sustainable peace.”

On this occasion President Jorge Sampaio and Mr. Terry Davis will sign a Memorandum of Understanding between the Alliance of Civilizations and the Council of Europe. This Memorandum identifies the subject areas and the working mechanisms of future co-operation between the Alliance of Civilizations and the Council of Europe. It will specifically provide for a strategic partnership in the areas of youth activities, media and education for intercultural dialogue, human rights and democratic citizenship.
On the importance of this Memorandum, the UN High Representative said: «J’ose espérer que ce mémorandum marquera un tournant décisif dans nos relations et qu’il y aura désormais un « avant » et un « après ». Pour ma part, soyez certain que je ne ménagerai pas mes efforts pour éviter à la coopération entre l’Alliance et le Conseil de l’Europe de devenir un jeu de somme nulle et pour qu’ensemble, nous fassions toujours partie de l’équipe gagnante ». Moreover, he stressed the importance of the White Paper on Inter-cultural Dialogue launched last May by the Ministers of the CoE and recognized the unique role that the North-South Centre of the Council of Europe can play to support the cooperation with the Alliance.
*
The Alliance of Civilizations (AoC) was established in 2005, at the initiative of the Governments of Spain and Turkey, under the auspices of the United Nations. It aims to improve understanding and cooperative relations among States and peoples across cultures and religions and, in the process, to help counter the forces that fuel polarization and extremism.
In April 2007, Secretary-General Ban Ki-moon appointed Jorge Sampaio, former President of Portugal, as High Representative for the Alliance. This marked the implementation phase of the Alliance of Civilizations, with the development of an action-oriented implementation plan focusing on initiatives and projects in the areas of youth, media, education and migration.
The Alliance’s focus on concrete initiatives was reinforced and consolidated at the First Alliance of Civilizations Forum, which was hosted by the Government of Spain on 15-16 January 2008.
For additional information see: www.unaoc.org

For information and questions, please contact Helena Barroco (tp.obactennull@ocorrabh); tel + 351 91 777 63 09

__________
JORGE SAMPAIO Address to the Parliamentary Assembly of the Council of Europe // Discours devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe
Strasbourg, 29 Sept. 2008

Secretário-Geral Ban Ki-moon e Presidente Sampaio discutem Fórum da Aliança das Civilizações em Istambul

September 24, 2008

Secretário-Geral Ban Ki-moon e Presidente Sampaio discutem
Fórum da Aliança das Civilizações em Istambul

24 de Setembro de 2008

O Presidente Sampaio reúne-se, em Nova Iorque, com o Secretário-Geral das Nações Unidas, num encontro em que o informará sobre os progressos recentes das iniciativas da Aliança das Civilizações, incluindo o crescente apoio político à Aliança e aos preparativos para o próximo Fórum da Aliança das Civilizações, previsto para 2-3 de Abril em Istambul, na Turquia.

Também na agenda da reunião estão os resultados da reunião ministerial da Aliança das Civilizações, que se realizará na manhã de 24 de Setembro.

Os membros da imprensa estão convidados para uma photo opportunity que terá lugar a 24 de Setembro, pelas 11h30 (hora local) na Sala de Conferências do Secretário-Geral da ONU.

Para informações sobre a acreditação de imprensa, por favor contacte Gary Fowlie, da Unidade de Acreditação de Media: gro.nunull@ulam; +1 212 963 6934.

Para informações adicionais, por favor contacte Helena Barroco (+351917776309).
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A Aliança das Civilizações (AoC) pretende melhorar o entendimento e as relações de cooperação entre nações e povos de várias culturas e religiões, bem como, ao mesmo tempo, ajudar a conter as forças que promovem a polarização e o extremismo. Foi estabelecida em 2005, por iniciativa dos Governos de Espanha e Turquia, sob os auspícios das Nações Unidas. Em Abril de 2007, o Secretário-Geral da ONU, Ban Ki-moon, nomeou Jorge Sampaio, antigo Presidente de Portugal, para Alto Representante para a Aliança. A AoC é apoiada por um Grupo de amigos – uma comunidade com mais de 90 países, organismos e organizações internacionais. Para mais informação sobre a Aliança das Civilizações, por favor consulte: www.unaoc.org.

Secretary-General Ban Ki-moon and President Sampaio Meet To Discuss Alliance of Civilizations Istanbul Forum

September 24, 2008

Media Advisory/Photo Opportunity

Secretary-General Ban Ki-moon and President Sampaio Meet To Discuss
Alliance of Civilizations Istanbul Forum

24 September 2008, 11:30am

President Sampaio will brief the Secretary-General about recent progress on Alliance of Civilizations initiatives, including growing political support for the Alliance and preparations for the next Alliance of Civilizations Forum, due to be held on 2-3 April in Istanbul, Turkey.

Also on the meeting agenda will be the outcomes of the Alliance of Civilizations Ministerial Meeting, which is taking place on 24 September at 8.30am.

Members of the press are invited for a photo opportunity at 11:30am on 24th September in the Secretary-General’s Conference Room.

For information and questions about media accreditation, please contact Mr Gary Fowlie at the Media Accreditation Unit: gro.nunull@ulam; 212 963 6934

Alocução do Presidente Sampaio na Conferência de Embaixadores – Madrid, 11.Set. 2008

September 11, 2008

 Texto em Português

 

 

 

 

 

 

UN HIGH REPRESENTATIVE FOR

 THE ALLIANCE OF CIVILIZATIONS

 

 

Address to the Spanish Ambassadors’ Conference

 

 

 

 

Madrid, Santa Cruz,

September, 11, 2008

 


Excelências

 

Ø     Sei que o tempo é curto e que a vossa sobrecarregada agenda de trabalhos exige intervenções sucintas e dirigidas ao essencial.

 

Ø     Não me alongarei, pois, em considerações preliminares, embora não possa silenciar a expressão do meu público reconhecimento às autoridades espanholas pela oportunidade única de participar neste encontro. Permitam-me também que saúde calorosamente todos os presentes, num gesto de homenagem pessoal à prestigiada diplomacia espanhola, de quem sou grande admirador! Por último, quero agradecer penhoradamente a todos quantos, desde que fui nomeado Alto Representante das Nações Unidas para a Aliança das Civilizações, me têm apoiado e assistido mais directamente, com a sua experiência, contactos e amizade, no exercício destas funções.

 

Excelências

E, se me permitem, Caros Amigos

 

 

Ø     O papel ímpar de Espanha no lançamento da Aliança das Civilizações torna, naturalmente, dispensável uma apresentação extensa do b-a-ba factual desta iniciativa que, em boa hora, as Nações Unidas endossaram.

 

Ø     Vou, pois, privilegiar uma abordagem crítica, centrada sobretudo nos desafios e nas dificuldades com que a Aliança se depara. Começarei com três breves notas de enquadramento; farei, em seguida, duas reflexões, e por último deixarei algumas sugestões que são afinal, desafios que, com amizade, me permito lançar-lhes.

 

Três Notas de enquadramento

 

 

Ø     Estas três notas de enquadramento giram em torno dos “3 As da Aliança” – é verdade, em inglês funciona melhor – Aims, Agenda, Approach; em espanhol, é preciso um pouco mais de imaginação, mas chegamos lá também – Alvos, Agenda e Abordagem da Aliança.

 

Primeira Nota – os Alvos da Aliança.

 

Ø     Como sabem, nem todos subscrevem com igual convicção o nome dado a esta iniciativa. A uns desagrada que se fale em alianças – ora pela sua conotação bélica, ora pelo seu sentido bíblico. Outros teriam preferido Aliança das Culturas, há ainda quem proponha, como alternativa, “Aliança de valores”, como é por exemplo, o caso do escritor Juan Goytisolo.

 

Ø     Quando alguém avança este género de argumentos, a minha resposta é invariável – não podemos ficar reféns de querelas de palavras porque, para além delas, persiste um problema cuja existência, afinal, poucos negam – as crescentes dificuldades de governação que coloca a extrema diversidade cultural das nossas sociedades, os inúmeros conflitos e tensões que esta tem causado e a sua relação com o aumento da violência, o extremismo e a guerra.

 

Ø     Por isso, as finalidades da Aliança ou alvos a atingir são dois: o primeiro, é o de contribuir para a melhoria das relações entre as sociedades e comunidades de extracção cultural e religiosa diversa; o segundo, é o de permitir enquadrar a luta contra o extremismo (e, portanto, também o terrorismo) na perspectiva da prevenção, actuando no plano da educação, da juventude, dos media e das migrações, que são, como sabem, as quatro áreas de intervenção da Aliança.

 

Segunda Nota –  a Agenda da Aliança

 

Ø     Ao propor-se intervir nestes quatro domínios, que até recentemente eram sobretudo vistos como políticas do foro interno dos Estados, a Aliança inova porque os traz claramente para a Agenda internacional e os coloca sob o prisma da boa governação (governance) da diversidade cultural.

 

Ø     Por outro lado, para a Aliança, quer a educação, quer os media, quer a juventude, quer as migrações são matérias que importa “transversalizar” através de um prisma de abordagem comum, quer a nível interno dos Estados, quer no plano internacional. Esta é uma perspectiva igualmente nova, à qual é necessário imprimir um carácter sistemático, coerente e sustentável.

 

Ø     Por isso, ao Grupo de Amigos da Aliança – uma comunidade que conta já com noventa membros – lancei três desafios: aos Estados, incitei-os a elaborar Estratégias Nacionais para o diálogo inter-cultural; às organizações internacionais, convidei-as a trabalhar em parceria com a Aliança por forma a potenciar o extraordinário acervo de que dispõem e a dar-lhe acrescida visibilidade e reforçada unidade política de propósitos. A ambos pedi – e este é o terceiro desafio – que nomeassem coordenadores nacionais que sirvam simultaneamente de interlocutores e de coordenadores nacionais da Aliança.

 

Ø     A meu ver, o preenchimento destas três condições é indispensável para tornar a Aliança numa iniciativa sustentável, a prazo.

 

Ø     Para atingir este fim, é ainda indispensável garantir uma quarta condição: a da estreita associação da sociedade civil à Aliança. Este é um pilar, a meu ver, ainda incipiente, mas a cujo reforço tenciono agora dar prioridade.

 

Terceira Nota –  a Abordagem da Aliança

 

Ø     Por causa das finalidades que prossegue e da agenda que é a sua, a Aliança é uma iniciativa prática, vinculada à obrigação de resultados.

 

Ø     Os colóquios, debates e conferências – de contornos mais ou menos académicos e participação mais ou menos reservada – são, sem dúvida, interessantes e úteis porque, nas matérias de que se ocupa a Aliança, importa combater estereótipos, preconceitos e análises simplistas e redutoras, que resultam, quase todos, da ignorância.

 

Ø     No entanto, importa também evitar o escolho da “teologia civil do diálogo”, para utilizar uma expressão que Régis Debray emprega num pequeno opúsculo intitulado “O diálogo das civilizações, um mito contemporâneo”, em que tece um conjunto de críticas, todas pertinentes, aliás, a iniciativas como a Aliança… 

 

Ø     Por outras palavras, a Aliança tem por missão, produzir resultados e, como vocação primeira, desenvolver uma abordagem glocal – permitam-me o neologismo!

 

Ø     E por glocal, entendo: transformar o âmbito global que é o seu, em acção local. É este o desafio da Aliança.

 

Duas Reflexões

 

Ø     Gostaria, agora, de partilhar convosco duas reflexões sobre a Aliança, que resultam, afinal, dos múltiplos contactos que tenho levado a cabo.

 

Ø     Primeiro – as altas expectativas que a Aliança, como iniciativa das Nações Unidas, suscita um pouco por todo o lado. É de facto surpreendente porque tais expectativas são, na realidade, inversamente proporcionais aos meios disponíveis…

 

Ø     Esta “constatação” gera naturalmente sentimentos contraditórios porque, por um lado, significa que a Aliança vem preencher um vazio temático e político – e nesta medida é muito estimulante porque há um espaço de intervenção novo, compaginável com soluções reformistas e inovadoras; mas por outro, a probabilidade da queda – ou seja, da irrelevância – é também directamente proporcional ao digamos, estado de graça, que, de momento, a Aliança atravessa ….

 

Ø     O segundo ponto versa sobre o papel da Aliança no sistema das Nações Unidas e no seio da Comunidade Internacional, que está longe de estar definido ou até de ser pacífico.

 

Ø     Este ponto é importante. Por um lado, considerada no sistema das Nações Unidas, a Aliança tem um desafio à sua frente porque aparece, de uma certa forma, como um corpo estranho ou um “objecto não claramente identificado”. Pelas temáticas de que se ocupa tem zonas de intersecção com outros órgãos da NU – e em primeira linha, com a UNESCO; pela abordagem e finalidades que prossegue, aparece como um instrumento vocacionado para a diplomacia preventiva, a ser usado a montante das situações de conflito, mas também a jusante, em situações de consolidação de paz.

 

Ø     Claro que nada disto significa que a Aliança esteja vocacionada para interferir com processos políticos de negociação de paz, muito menos para intervir em situações de conflito armado.

 

Ø     Mas, em contrapartida, pode – e deve – desenvolver-se como instrumento de prevenção de conflitos e em situações de pós-conflito enquanto instrumento de consolidação da paz.

 

Ø     Aliás, de acordo com os termos do mandato conferido ao Alto Representante, este pode ser explicitamente chamado pelo Secretário-Geral a intervir em situações de crise para ajudar a reduzir tensões de natureza cultural ou religiosa.

 

Ø     Por outro lado, na galáxia da chamada “Comunidade Internacional”, onde incluo também a extensa rede de organizações da sociedade civil, a Aliança é, sem dúvida, mais uma iniciativa, que vem acrescer a um sem número de outras tantas. Aqui a diferença resulta, sem dúvida, de a Aliança ser uma iniciativa com a marca das NU, o que lhe dá reforçada capacidade de afirmação, de dinamização e uma credibilidade ímpar.

 

Ø     Deste conjunto de elementos, resulta, porém, que a Aliança não deverá nem poderá substituir-se a outras iniciativas/órgãos ou organizações, nem tão pouco competir com elas. Mas também não poderá perder-se na teia das iniciativas avulsas que proliferam um pouco desordenadamente por todo o lado.

 

Ø     A mim parece-me que a força da Aliança terá de resultar da capacidade que souber demonstrar simultaneamente enquanto agente de agregação de esforços e enquanto catalizadora de iniciativas “multi-stakeholders”.

 

Ø     Resumo nestes dois pontos alguns aspectos mais interessantes da Aliança porque me parecem susceptíveis de alguma reflexão. Permitam-me que sublinhe que, qualquer contributo da vossa parte para alimentar o debate e para encontrar soluções para estas dificuldades é naturalmente desejável e, sobretudo, desejado!

 

 

Um desafio

 

Excelências

 

Ø     Estes são tempos decisivos para a consolidação da Aliança.

 

Ø     Ou conseguimos disseminá-la e arrimá-la aos processos regionais em curso, integrando-a nas respectivas agendas (penso, por exemplo, na União Europeia, no Processo de Cooperação do Sudeste da Europa, na União para o Mediterrâneo, na cooperação dos Estados do Mar Negro, na Liga Árabe, na Organização da Conferência Islâmica, na APEC e na ASEAN, no Conselho de Cooperação do Golfo, na Ibero-América, na União Africana, na OSCE, no Conselho da Europa, por exemplo), ou, dizia, dificilmente dobraremos o cabo das boas intenções.

 

Ø     Ou conseguimos integrá-la na agenda interna dos Estados, ou dificilmente ultrapassaremos o plano da retórica.

 

Ø     Ou conseguimos mobilizar a sociedade civil ou dificilmente alcançaremos o nosso objectivo último, que é o de conseguir pequenas melhorias no terreno que sejam portadoras de uma nova esperança.

 

Ø     Para alcançar estes objectivos, o vosso concurso é indispensável.

 

Ø     Por isso, deixo-vos um par de sugestões, que são também um desafio que vos lanço, com vista à consolidação da Aliança.

 

 

Ø     Primeiro – não hesitem em contactar-me sempre que tenham alguma sugestão a fazer sobre iniciativas que a Aliança possa lançar;

 

Ø     Em segundo lugar, peço-vos que usem da vossa influência para, na extensa rede de contactos que desenvolvem pelo mundo fora, dar projecção e visibilidade à Aliança;

 

Ø     Em terceiro lugar, poderiam tentar impulsionar, nos países em que estão acreditados, juntamente com colegas vossos “like-minded” e figuras locais da sociedade civil, círculos informais de amigos da Aliança que, duas ou três vezes por ano se reunisse e se debruçasse sobre temas da Aliança ou até promovesse a organização de um evento conjunto. Esse seria um valioso contributo para desglobalizar a a Aliança e dar-lhe um assento local.

 

 

Muito obrigado a todos.

________________________________

 Alocução do Dr. Jorge Sampaio (Português – PDF doc)

Alocução do Dr. Jorge Sampaio (Español – PDF doc)

Conferência de Embaixadores – Madrid, 11 Setembro 2008

President Sampaio visits Madrid for talks with President of the Government, Zapatero, and MFA Moratinos

September 10, 2008

PRESS RELEASE

Lisbon, September, 10, 2008

President Sampaio visits Madrid for talks with President of the Government, Zapatero, and MFA Moratinos

On 10 and 11 September, UN High Representative for the Alliance of Civilizations, President Jorge Sampaio, will pay an official visit to Madrid, where he will meet among others with the President of the Government, Luis Rodriguez Zapatero, Minister for Foreign Affairs, Miguel Moratinos and other representatives of political life in Spain. The High Representative will discuss a wide range of issues related to the Alliance of Civilizations’ UN initiative.
On September, 11, President Sampaio will address the annual Ambassador’s Conference. He will focus on the ongoing works of the Alliance and the challenges.

The Alliance of Civilizations (AoC) was established in 2005, at the initiative of the Governments of Spain and Turkey, under the auspices of the United Nations. It aims to improve understanding and cooperative relations among States and peoples across cultures and religions and, in the process, to help counter the forces that fuel polarization and extremism.
In April 2007, Secretary-General Ban Ki-moon appointed Jorge Sampaio, former President of Portugal, as High Representative for the Alliance. This marked the implementation phase of the Alliance of Civilizations, with the development of an action-oriented implementation plan focusing on initiatives and projects in the areas of youth, media, education and migration.
The Alliance’s focus on concrete initiatives was reinforced and consolidated at the First Alliance of Civilizations Forum, which was hosted by the Government of Spain on 15-16 January 2008.

For additional information see: www.unaoc.org
President Sampaio Address to the Conference of Spanish Ambassadors – Madrid, 11 Sep. 2008 PDF doc. Portuguese

Presidente Sampaio visita Madrid para encontros com o Presidente do Governo, Zapatero, e o MNE Morantinos

September 10, 2008

Nota à Imprensa

Lisboa, 10 de Setembro de 2008

Presidente Sampaio visita Madrid para encontros com
o Presidente do Governo, Zapatero, e o MNE Morantinos

A 10 e 11 de Setembro o Alto Representante para a Aliança das Civilizações, Presidente Jorge Sampaio, visitará Madrid, onde se encontrará, entre outros, com o Presidente do Governo, Luis Rodriguez Zapatero, com o Ministro dos Negócios Estrangeiros, Miguel Angel Moratinos, e outras personalidades da vida política espanhola. O Alto Representante discutirá um vasto leque de questões relacionadas com a Aliança das Civilizações.
A 11 de Setembro, o Presidente Sampaio proferirá uma alocução na Conferência de Embaixadores, em que abordará as actividades que estão a ser desenvolvidas pela Aliança, bem como os desafios que esta enfrenta.

A Aliança das Civilizações foi estabelecida em 2005, por iniciativa dos Governos de Espanha e da Turquia, sob os auspícios das Nações Unidas. O objectivo é melhorar o conhecimento mútuo e as relações de cooperação entre Estados e povos de diversas culturas e religiões, bem como contrariar as forças que incentivam a polarização e o extremismo.
Em Abril de 2007, o Secretário-Geral da ONU, Ban Ki-moon, nomeou Jorge Sampaio, antigo Presidente de Portugal, para Alto Representante para a Aliança. Deu-se então início à fase de implementação da Aliança das Civilizações, com o desenvolvimento de um plano de implementação direccionado para iniciativas e projectos nas áreas da juventude, media, educação e migrações.
Este enfoque da Aliança em iniciativas concretas foi reforçado e consolidado no Primeiro Fórum da Aliança das Civilizações, realizado em Madrid a 15-16 de Janeiro de 2008, com o apoio do Governo Espanhol.

Para mais informações consulte: www.unaoc.org

El presidente del Gobierno y el Alto Representante del Secretario General de las Naciones Unidas para la Alianza de Civilizaciones coinciden en resaltar el papel de la misma como instrumento de diplomacia preventiv Madrid, 10 Set. 2008

Alocução do Presidente Sampaio na V Conferência Anual de Embaixadores de Espanha
Madrid, 11 Setembro 2008

The TB Frontier: New Strategies, HIV Linkages, Washington D.C., October 17, 2007

July 24, 2008

Jorge Sampaio

UN Secretary General’s Special Envoy to Stop TB

Former President of Portugal

 

 


“The TB Frontier: New Strategies, HIV Linkages,

Threats, and Tools – The Global Effort”

 

 

Policy Luncheon organized by the CSIS Task Force on HIV/AIDS

and The Henry J. Kaiser Family Foundation

 

Washington D.C.

Dirksen Senate Office Building Rm. 628

October 17, 2007

Ladies and Gentlemen,

 

 

 

Ø First of all, let me express my gratitude for giving me the opportunity to address this distinguished and influential audience;

 

Ø Allow me to start on a very personal note – you probably do not know, but as a teenager I spent an academic year in Baltimore.

 

Ø I retain very fond memories of that time. But I remember particularly well being totally puzzled by your interactive-oriented schooling, focused on teaching children to assert themselves by speaking and acting in a forceful way.

 

Ø Imagine my discomfort as a little foreign speaker with a poor English, when I was called upon to address my schoolmates on issues like human rights  


 

Ø Well, this is to say that I have always been fascinated by your most dynamic civil society worldwide, by your powerful public space and by the vitality of your political life. 

 

Ø In my view, this is something that remains at the core of your democracy and it is indeed a great asset. 

 

 

 

Ladies and Gentlemen,

 

 

Ø I was asked to make some introductory points on the issue we will discuss here today – “The TB Frontier: New Strategies, HIV Linkages, Threats, and Tools – stressing in particular the global viewpoint and the on-going efforts to tackle TB.


 

Ø In order to carry out my task, let me ask and try to answer three main provocative questions:

 

 

o   How TB control matters to human security?

o   Why making the case for global TB control remains a kind of a Catch 22 situation?

o   Why we need to move from a global to a ‘glocal’ approach to turn MDGs on health – especially TB  – into deliverables?

 

 

*

 

1.    How TB control matters to human security?

 

 

Ø As you have probably noticed, since the end of the Cold War the concept of “security” has clearly been enlarged to encompass new threats and challenges well beyond military ones. Furthermore, its scope has also expanded as globalization has generated new risks and vulnerabilities, most of them cross-border and transnational.

 

Ø And although “human security” means different things for different people, there is a wide acceptance that new conflicts, inter-personal and inter-community violence, international terrorism, poverty and growing inequalities, and the impact of health crises are part of a new human security agenda.

 

Ø Regarding the case of communicable diseases, it is therefore clear that, like international terrorism, they attack countries not at their borders but deep inside their national territory.

 

Ø The three biggest pandemics in our globalizing times – HIV-AIDS, TB and Malaria – therefore pose a global public threat. They are part of the everyday insecurities faced by the world’s poor and excluded, but they are also a breeding ground for instability and conflict, affecting global security.

 

Ø Indeed, global health matters on ethical, humanitarian and development grounds as well as for economic reasons.

 

Ø Health for all is a basic universal human right. Illnesses have devastating economic and social impact on all societies. A government that cannot ensure the health of its people has failed its most fundamental responsibility.

 

Ø Global Health is also at the heart of every agenda for human development because it is the key to stability, security and peace at local, national, regional and global level.  Our current context of new conflicts, pervasive poverty and accelerating global flows brought the health and security fields closer together.

 

Ø Let me focus now on tuberculosis’ threat to global security.

 

Ø The evidence is appalling, although most of the time ignored.

 

Ø Let’s recap some data: as you probably know, TB is a curable disease, but – as you probably do not know – it kills 4.500 people every day.

 

Ø TB is indeed a disease of poverty and, virtually, all TB deaths are in the developing world, affecting mostly the most vulnerable, the poorest and undernourished.

 

Ø But new drug-resistant strains of tuberculosis (as MDR-TB, Multidrug-resistant TB, a form of TB that does not respond to standard drug treatment, and Extensively Multi-Resistant TB, XDR-TB) are present in virtually every country around the world. And 450,000 new MDR-TB cases are estimated to occur every year.

 

Ø Let me emphasize that Multi-Drug Resistant TB (MDR-TB) arises from poorly managed treatment and that Extensively Multi-Resistant TB (XDR-TB) is entirely man-made.

 

Ø Furthermore, TB is a leading killer among HIV-infected people in developing countries with weakened immune systems. And a quarter of a million TB deaths are HIV-associated.

 

Ø Now, the paradox is that people under anti-retroviral treatment of a non-curable disease eventually die from a curable disease. This is an unbearable situation!

 

Ø You may recall the case of this Atlanta lawyer, Mr. Andrew Speaker, who, this summer, has helped to splash the acronym XDR-TB across headlines….

 

Ø Indeed, he was not the first to travel with TB since, according to WHO and CDC records, many other TB patients have traveled and, in some cases, there has been transmission of the infection to other passengers.

 

Ø But this is really a wake-up case from which we can to draw some lessons.

 

Ø The question we need to raise is not, in my view, “what more can a country do to protect its citizens from exposure to TB?”, because, unlike people, diseases do not need a passport or visa to travel and to spread around and therefore we can not build staunch walls against outside disease threats.

 

Ø To my mind, critical questions are “what more can we do at global level to improve diagnosis, treatment and prevention of this curable disease?”, “What more can we do to save more than a million lives each year ?”

 

Ø As a global pandemic, TB generates risks that that have security implications. As it is an affordably-curable disease, these risks are unnecessary and avoidable. Why therefore make our citizens and societies vulnerable to undesirable and volatile crises? How can we afford to do nothing ?

 

Ø Indeed, one can argue that epidemics have ever shaped world history.  Black Death, smallpox, measles, syphilis, tuberculosis, AIDS…

 

Ø So…What is different now?

 

Ø WHO estimates that more than 40% of the 56 million deaths each year are avoidable, given the existing knowledge, technologies and resources. This makes a big difference.

 

Ø Secondly, there is a permanent risk of global pandemics. Because of globalization and the interconnection of international system. Because travel time between remote corners is measured in hours, flow of goods, services and finance is transnational, and information travels in fractions of a second.


 

Ø Just as the outbreak of an epidemic in one corner of the world ultimately affects us all, so it is linked directly or indirectly to all the other major world issues, such as conflicts, economic imbalances, the rich-poor gap, population growth or the environment.

 

Ø Therefore global TB control matters to human security because TB everywhere is TB anywhere.

 

 

 

2.    Why making the case for global TB control remains a kind of a Catch 22 situation?

 

 

Ø In the early 1990s, an outbreak of drug-resistant TB in New York City cost US$ 1 billion to contain.

 

Ø Unfortunately, obvious lessons were not learned and future outbreaks such as XDRTB were not prevented.

 

Ø Research and development by G8 and other high-income countries of new tools to fight TB effectively has been neglected and under-funded over more than 40 years.

 

Ø The Stop TB Partnership Global Plan to Stop TB (2006-2015) has identified an annual research funding shortfall of US$ 900 million to deliver urgently needed new diagnostics, drugs and a vaccine.

 

Ø Moreover the recent Global Response Plan launched by WHO and its partners a few months ago calls for an additional 170 million US$ a year in this biennium if new tools to face XDR-TB are to be developed quickly.

 

Ø At present, according to WHO figures, the total cost of the Global Plan to Stop TB for the ten-year period (2006-2015), inclusive of the additional new component to face XDR-TB,  is estimated at US$ 67 billion, of which US$ 25 billion is currently available, leaving a funding gap of US$ 42 billion.

 

 

Ø Although this is a big gap, let us bear in mind that it has to be filled both by donor countries and by endemic countries.


 

Ø The Global Plan contains a blueprint for a series of actions to be implemented by endemic countries in order to reach the MDG of halting and starting reverse incidence of TB as well as the Stop TB Partnership targets of halving prevalence and mortality with regard to 1990 baseline.

 

Ø In my view, it is obviously more affordable to fill this gap than to pay for the economic and social loss produced by the epidemics.

 

Ø However, advocacy for global TB control seems sometimes like a Catch 22 situation.

 

Ø To claim that TB poses risks that have security implications we need to recognize TB as a health emergency; but to recognize TB as a health emergency, we need to acknowledge TB as a threat to human security.

 

Ø This vicious circle makes political support to global TB control a restless battle.

 

Ø On the one hand, because there are many other global issues, competing to be highly placed on the global agenda; on the other hand, because among global health issues, the white plague, as TB was called in the past, does not achieve “iconic status”.

 

Ø This is why, in my capacity as the UN Special Envoy to Stop TB, apart from carrying on several contacts with decision and opinion makers, I have insisted on the need for significant scaling-up of advocacy, communication and social mobilization for TB.

 

Ø We need to generate political, social and behavioral change at every level, we need to create social pressure and political accountability to shape policy agendas and mobilize US$ 67 billion for the period from 2006 to 2015 for TB control.

 

Ø Experience shows that celebrities and public icons can do a lot to engage public support, to mobilize people and to raise awareness.


 

Ø This is why, for example, I am most happy that international soccer player Luis Figo has agreed to be a TB speaker. I very much hope that we can display a massive worldwide campaign for TB to mobilize political, social and financial resources, led by him.

 

Ø We need to break the vicious circle that makes TB a neglected disease. TB is an affordably curable disease, but it still kills 1.6 million people annually, far more than the number killed in the natural or man-made catastrophes that make headlines.

 

 

3.    Why we need to move from a global to a ‘glocal’ approach to turn MDGs on health – especially TB – into deliverables ?

 

 

Ø In spite of spectacular progress in health achieved during the 20th century, good health is inequitably distributed. Moving into the 21st century, we need to recognize that half of the world’s population has been left behind, carrying a vast burden of preventable diseases.

 

Ø But can we avoid or at least reduce it? Can we do more? Can we do better?

 

Ø Yes, we can, we should, we must do more, faster and better.

 

Ø For technical/security reasons – because we live in a world of open borders where new strategies of risk-control and management are needed to protect our citizens against external shocks;

 

Ø For efficiency arguments – because it is a good investment, it “pays” from a cost-benefit viewpoint.

 

Ø For political reasons – because global health security is increasingly recognized as a public and indivisible good, which needs to be a top priority on the global agenda.

 

Ø For ethical reasons – because protecting the health of humankind and reducing unsustainable health disparities require international cooperation and shared responsibility.

 

 


Ladies and Gentlemen,

 

Health and human security are central matters of human survival in the 21st century.

 

Ø As the risk of pandemics is global, we need to energize global health as a human security priority.

 

Ø We  need urgent additional action to meet health-related MDGs, as well as improved international cooperation to meet specific HIV-AIDS, TB and Malaria targets.

 

Ø In my view, we need indeed to think globally. But to deliver we need to act locally.

 

Ø Therefore, a results-oriented approach of global health challenges and threats requires a glocal strategy.

 

Ø By glocal I mean: a people-centered approach, a focus on empowerment and ownership.

 

Ø Even if TB-control has to be seen as a Global Public Good for Health, comprehensive TB control rests on the ability of national TB programs to successfully identify and treat patients.

 

Ø Therefore adequate coordination between international input and domestic action and policies is a critical point in achieving global TB control.

 

Ø To making progress, it is crucial sustained country leadership and ownership for TB control in the context of the “three ones” principle – one national plan, one authority and one monitoring and evaluation system.

 

Ø I will leave to the WHO experts more technical explanations on the elements of the Stop TB Strategy, which underpins the Global Plan to Stop TB. This Strategy builds around DOTS, the case management approach promoted internationally for over a decade and that remains  the fundamental approach to TB treatment.

 

Ø But I could not finish without stressing two additional critical points:


 

Ø Firstly, the need to improve coordination in the fight against AIDS and TB as a critical point in improving health worldwide. It is sobering to recognize that only 0.5% of estimated HIV patients are currently tested for TB and only 7% of TB patients are tested for HIV worldwide – this is a shockingly dramatic shortcoming, isn’t it?

 

Ø To control TB in high HIV settings far more collaboration between TB and HIV/AIDS programs must be implemented.

 

Ø This is why I would like to put forward a proposal for a meeting of the influential stakeholders – such as the G8 countries, the European Union, the World Bank, the Global Fund, UNAIDS, WHO, USAIDS, OGAC, foundations, companies, associations, NGOs and Governments of high-burden countries – to lay down concrete steps for global coordination of TB and HIV activities.


 

Ø Secondly, the need to strengthen health systems worldwide is a key issue in achieving most of the health-related Millennium Development Goals. This requires improving infrastructures, investing in laboratories and addressing the lack of health workers facing many developing countries. Without prompt and coordinated action, the shortage will worsen.

 

Dear Friends

 

Ø We need to develop new and more effective capabilities to address health security priorities. This requires strong political leadership, appropriate financial resources, new partnerships, and a glocal strategy.

 

Ø Investing in TB control as a pilot case pioneering the emergence of a new paradigm of human security will contribute to reducing fears and to generating public confidence.


 

Ø In my view, it will be a win-win cooperation strategy, providing clear leadership to the first-mover. To my mind, this is a natural role to be played jointly by the USA and the European Union, as a way of strengthening transatlantic cooperation.

 

 

Many thanks

 

 

Entrevista do Dr. Jorge Sampaio à «Voz das Misericórdias»

March 17, 2008

Portugal é o país da União Europeia com mais tuberculose

Jorge Sampaio, em entrevista ao Voz das Misericórdias, alerta que um terço da população mundial tem tuberculose e que Lisboa, Porto e Setúbal concentram a maior parte dos casos registados no país.
17/03/2008

 

A tuberculose em Portugal é uma preocupação? Qual é o ponto da situação?
Essa pergunta deveria ser dirigida às autoridades de saúde responsáveis pelo controlo da Tuberculose (TB) em Portugal. Não obstante, segundo informações do Ministério da Saúde, posso adiantar que Portugal é um dos países da União Europeia com maior incidência de casos notificados de TB, apresentando características de infecção emergente. Em conformidade com dados da União Europeia (EU), referentes a 2005, a incidência média na EU a 25 é de 12 por cada 100.000 habitantes, ao passo que em Portugal é de 31.

Quais as regiões com mais incidência?
As áreas urbanas de Lisboa, Porto e Setúbal continuam a ser críticas, concentrando a maior parte dos casos registados no país e onde o ritmo de declínio é mais lento. É sabido que encontramos nestas áreas os factores de risco mais determinantes, com o consequente impacto negativo no sucesso terapêutico e no aumento da resistência. Temos um longo caminho a percorrer, embora se assista a uma redução acentuada do nível endémico da TB, directamente associada à melhoria dos índices de desempenho do Plano Nacional de Luta contra a Tuberculose.

À escala mundial, trata-se de um grave problema de saúde pública?
Sim, a TB forma, juntamente com o HIV-SIDA e a Malária, o conjunto das três maiores pandemias mundiais. No entanto, à diferença da SIDA, por exemplo, a TB é uma doença curável, mas que continua a matar 4.500 pessoas por dia. Deve, no entanto, salientar-se que se têm registado progressos significativos no controlo mundial da TB, embora a batalha esteja ainda longe de estar ganha, razão por que a Organização Mundial de Saúde (OMS) declarou a TB uma emergência global. De frisar ainda que tem havido progressos em todas as regiões do mundo. 

Um progresso diferente de país para país?
De facto, a OMS calcula que um terço da população mundial esteja infectada com TB e que, em 2005, se tenham registado 8.8 milhões de casos novos e 1.6 milhões de óbitos por TB. 80% dos casos concentram-se em 22 países, a saber, por ordem alfabética: Afeganistão, África do Sul, Bangladesh, Brasil, Cambodja, China, Etiópia, Filipinas, Índia, Indonésia, Moçambique, Myanmar, Nigéria, Paquistão, Quénia, Federação da Rússia, República Democrática do Congo, Tailândia, Tanzânia, Uganda, Vietname, Zimbabué.

As regiões mais afectadas são África e Ásia?
Sem dúvida, embora a região europeia, na acepção da OMS (que abrange também os países da ex-União Soviética), se encontre numa situação crítica, podendo até nem vir cumprir a tempo (2015) os Objectivos de Desenvolvimento do Milénio para a Tuberculose (deter e começar a reduzir a incidência da TB), caso não sejam tomadas medidas de emergência. Não obstante, e como avaliação geral, repito que se tem assistido a uma evolução positiva no plano mundial: a taxa de detecção da TB subiu para 60% e a de sucesso no tratamento para 84%, o que representa um progresso muito significativo com vista à realização das metas estabelecidas (70% na detecção de novos casos e 85% de casos bem sucedidos no tratamento).

Qual tem sido o contributo da comunidade internacional no combate a esta doença, nomeadamente por parte do G8?
O papel da Comunidade Internacional é fundamental. As pandemias não se combatem senão no plano global, com planos globais, embora a implementação dos programas e das medidas seja necessariamente local. 
Por exemplo, o primeiro plano mundial das Nações Unidas para o controlo da Tuberculose, chamado Plano Global para travar a TB, que data de 2001, foi determinante para progredir no controlo da TB. Entretanto, já vamos na segunda edição desse Plano que agora abrange o período de 2006-2015. Ambos são de excelente qualidade técnica e têm produzido resultados notáveis.

De que tipo?
Entre 2001 e 2005, o número de pacientes tratado com o DOTS (Método de tratamento por observação directa) duplicou, tendo passado de 2 milhões, em 2001, para 4 milhões em 2004. O segundo Plano, que está agora em vigor, tem por objectivo levar ao cumprimento dos Objectivos de Desenvolvimento do Milénio (ODM) na área da TB. 

Está, então, satisfeito, com a cooperação internacional?
Em suma, graças a um crescente empenho da Comunidade Internacional tem havido progressos, mas têm sido lentos e arrancados a ferro e fogo … as emergências não esperam, é preciso fazer mais e melhor. Além do mais, as formas de TB resistentes (multi-resistentes e ultra-resistentes) constituem uma nova ameaça que não pode de todo ser descurada.

Os PALOP defrontam-se com este problema? 
Sim, especialmente Moçambique que se encontra entre os 22 países mais afectados a nível mundial e também o caso preocupante da Guiné-Bissau.
Não esqueçamos que eliminar a TB enquanto problema de saúde pública é uma batalha sem tréguas, com várias frentes sobretudo nestes países em que os índices de desenvolvimento são extremamente baixos. 

A pobreza é um entrave?
A TB e a pobreza estão estreitamente associadas e formam um verdadeiro círculo vicioso – quem ignora que a infecção da TB se transmite mais rapidamente em situações ambientais de risco, caracterizadas pela pobreza, pela sobrepopulação, por más condições de habitação, de ventilação, de saneamento e, sobretudo, pela má nutrição? Mas este círculo vicioso entre a pobreza e as doenças como a TB tem de ser quebrado. É menos dispendioso quebrar este círculo do que alimentá-lo com mais mortes, mais pessoas doentes e mais famílias pobres. Por isso, a luta contra a TB será sempre ineficaz, se não for acompanhada de medidas sociais de luta contra a pobreza. 

Que papel podem ter as Misericórdias na luta contra a tuberculose? 
No plano nacional, as Misericórdias pela extensa rede de serviços que proporcionam às populações, em adequada articulação com o serviço Nacional de Saúde podem desempenhar um papel activo da detecção, prevenção e tratamento de casos de tuberculose.

São necessários gestos de solidariedade, nomeadamente com as suas congéneres africanas?
A solidariedade jamais é em excesso e nunca está a mais. Por outro lado, o facto de partilharmos a mesma língua e de termos um bom conhecimento das realidades desses países deveria incitar-nos a investir na ajuda ao desenvolvimento em matéria de saúde pública – no plano da organização de cursos de formação, 

Ser enviado especial da ONU tem sido um desafio?
Sem dúvida, mas também se o não fosse era legítimo perguntar para que serve um Enviado Especial com estas funções! Para mim, exercer estas funções é lutar por uma causa que tem a ver com os direitos humanos. O direito à saúde é tão elementar que por vezes fica esquecido, de tal forma temos tendência a dar o óbvio por adquirido… Tenho-me empenhado muito nestas funções até porque as questões de saúde pública sempre me interessaram. 

Propôs-se a atingir objectivos concretos? Quais?
Embora prossiga objectivos concretos, estes não são quantificáveis. Eu não tenho por missão curar doentes – não sou médico. Por isso, não posso somar consultas, doente tratados, paciente curados …. Para este ano de 2008, tenho três objectivos específicos, para além de prosseguir com as actividades de base destinadas genericamente a contribuir para melhorar a eficácia do controlo mundial da TB: 
– a realização de uma reunião de alto nível, à margem da Sessão Especial da Assembleia Geral das Nações Unidas para a Sida, inteiramente dedicada à co-infecção HIV-Sida, uma iniciativa inédita que conta com o patrocínio do Secretário Geral das Nações Unidas;
– a continuação de intensos contactos políticos para que a TB continue na agenda mundial, por forma a contribuir para a realização atempada dos ODM nesta área; 
– o lançamento de uma campanha mundial de prevenção da TB com a generosa colaboração de Luis Figo que aceitou dar a cara pela luta contra a TB.

 

[original em: http://www.agencia.ecclesia.pt/pub/19/noticia.asp?jornalid=19&noticiaid=57804]